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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 12:50

 

Pourquoi cette réforme ?

L’équilibre des rythmes éducatifs est un facteur déterminant

de la réussite ou de l’échec des enfants à l’école primaire. Or,

la France cumule de ce point de vue de multiples handicaps :

avec la semaine de quatre jours, les écoliers français ont le

nombre de jours d’école le plus faible des 34 pays de l’OCDE

(144 jours contre 187 en moyenne), tandis qu’avec 6 heures

quotidiennes d’enseignement, ils ont les journées de classe

les plus chargées. Comme l’a montré l’Académie de médecine

dans un rapport de janvier 2010, cette situation est hautement

préjudiciable aux enfants car source de trop grande fatigue et

de di cultés d’apprentissage, donc d’échec scolaire accru.

C’est pourquoi, après avoir entendu les syndicats d’enseignants

et les associations de parents d’élèves, François Hollande s’est

engagé pendant la campagne présidentielle à réviser les rythmes

éducatifs (engagement 38).

Avec la droite : suppression des RASED

et réforme imposée

En 2008, la réforme Darcos qui a imposé le passage au

quatre jours de classe hebdomadaires a été unanimement

condamnée par la communauté éducative comme

contraire à l’intérêt des enfants. De plus, l’instauration de

l’aide personnalisée aux élèves en di culté, sur le temps du

déjeuner ou de la récréation, a encore surchargé la journée des

enfants qui sont déjà les plus fragiles. Ce fut aussi le prétexte au

demeurant commode à la suppression massive du nombre de

RASED, dont l’e cacité est pourtant reconnue.

Depuis, le système éducatif français ne cesse de régresser dans

les diverses évaluations internationales.

Avec la gauche : concerter pour refonder

Une semaine et des journées plus adaptées aux rythmes

biologiques des enfants, tout en garantissant la continuité

d’un accueil de qualité :

- Maintien des 24 heures d’enseignement hebdomadaires

- 5h15 d’enseignement par jour en moyenne, contre 6h

actuellement

- une demi-journée (mercredi ou samedi) d’au maximum 3h30

- Pause méridienne d’1h30 minimum

- Prise en charge des élèves garantie jusqu’au moins 16h30

Le soutien aux élèves en di culté

En remplacement du dispositif contesté d’aide personnalisée,

mise en place d’ateliers pédagogiques (une heure

hebdomadaire par petits groupes avec un enseignant pendant

que les autres élèves feront leurs devoirs ou liront.

Le périscolaire

Chacun sait que l’accès aux activités culturelles et sportives est

source de creusement des inégalités. L’école ne peut donc être

uniquement le lieu de l’instruction, mais doit aussi être un lieu

de vie et d’éducation. En favorisant une meilleure articulation

entre le temps scolaire et le temps périscolaire, la nouvelle

organisation des rythmes o rira aux enfants la possibilité de

pratiquer des activités éducatives, artistiques ou sportives, ce

qui permet de développer l’éveil, la curiosité, l’estime de soi, la

découverte de son corps.

« Les 60 000 recrutements prévus d’ici 2017 mettent ainsi

fi n à la saignée qu’ont subie les e ectifs pendant cinq ans ;

la priorité sera donnée à la maternelle et au primaire car

c’est dès le plus jeune âge que se creusent les inégalités ;

la formation initiale et continue des enseignants est

enfi n rétablie après avoir été supprimée ; le système

d’orientation est revalorisé après avoir été démantelé »,

Émeric Brehier SN à l’éducation,

Yannick Trigance SNA à l’éducation.

Concertation maintenue et souplesse de mise

en oeuvre

Contrairement à ce qui est souvent dit, la réforme des rythmes

a fait l’objet d’une longue concertation avec tous les acteurs à

l’été-automne 2012.

Surtout, cette réforme s’inscrit dans un cadre très souple ouvrant

la voie à di érentes déclinaisons locales, au plus près des réalités

du terrain.

C’est ainsi que la concertation continue au niveau

local dans le cadre de l’élaboration de projets éducatifs

territoriaux qui permettra d’élaborer dans chaque école

un projet pédagogique partagé par l’ensemble de la

communauté éducative.

Les collectivités territoriales peuvent par ailleurs bénéfi cier

de dérogations :

- pour appliquer la réforme à partir de 2014 et non dès 2013

(elles ont jusqu’au 31 mars pour faire part de leur choix)

- pour choisir le mercredi matin plutôt que le samedi matin, en

fonction du projet pédagogique

-pour augmenter la durée de la journée d’enseignement

L’engagement de l’ tat pour accompagner la

mise en oeuvre de la réforme

Le gouvernement vient de créer un fonds spécifi que

d’accompagnement de 250 millions d’euros pour soutenir les

collectivités territoriales dans la mise en oeuvre de la réforme.

Si toutes les communes sont éligibles (50 euros forfaitaires

par élève), un e ort particulier sera consenti en faveur des

communes urbaines ou rurales les plus en di culté (40 euros

supplémentaires par élève).

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 16:30

 

 

La défaite d'Arnaud Montebourg

Le Point.fr - Publié le 01/12/2012 à 13:09 - Modifié le 01/12/2012 à 15:50

Dans l'affaire Mittal, Jean-Marc Ayrault a boudé la proposition du ministre du Redressement productif, la qualifiant de "peu crédible".

 

Dans l'affaire Mittal, le gouvernement s'est-il désolidarisé d'Arnaud Montebourg ? © Kenzo Tribouillard / AFP

 

 

La défaite d'Arnaud Montebourg Florange : les syndicats s'estiment "trahis" Voir tous les articles de la Une

Tout était réuni pour faire des hauts-fourneaux de Florange l'emblème de la mission de redressement productif d'Arnaud Montebourg, mais le ministre, lâché et taclé par Matignon qui n'a pas retenu son plan de nationalisation, se retrouve isolé au sein du gouvernement. "S'il perd la bataille de Florange, il va être réduit au ministre qui va jeter quelques bouées de secours", estimait récemment un de ses proches, le député socialiste de l'Essonne Malek Boutih.

Car Florange concentrait l'essence du redressement productif, une industrie historique à la splendeur fanée (la sidérurgie et les hauts-fourneaux), un bassin d'emploi sinistré et une incarnation du capitalisme transnational, dont le ministre dénonce les méfaits : ArcelorMittal. Arnaud Montebourg a perdu. Florange ne sera pas nationalisé pour être revendu ensuite. ArcelorMittal a négocié avec Matignon le fait d'investir dans le site mosellan, de ne pas trop réduire l'emploi et de maintenir fonctionnels les hauts-fourneaux.

Le repreneur pas "crédible"

Indiscutablement ironique, un responsable gouvernemental lançait en ricanant : "C'est un immense triomphe pour Arnaud Montebourg." Quelques heures avant cet épilogue, Arnaud Montebourg disait encore que la nationalisation, idée à laquelle s'étaient ralliés de nombreux responsables politiques de tous bords, n'était "pas un faux espoir", mais une "solution qui est sérieuse, crédible, durable". L'action qu'il a menée depuis des semaines pour trouver un repreneur industriel auquel revendre Florange a été balayée sans trop de ménagement par Matignon.

Selon une source proche de la rue de Varenne, Jean-Marc Ayrault a estimé que le repreneur annoncé par Arnaud Montebourg n'était pas "crédible". Ce n'était "pas solide" et "pas bordé", insiste-t-on à Matignon. Le ministère du Redressement productif a annulé sa participation à l'émission Tous politiques dimanche en fin d'après-midi, organisée par France Inter, Le Monde et l'Agence France-Presse, a-t-on appris samedi auprès de la radio publique. Selon France Inter, le ministre a annulé en raison "d'un agenda chargé". Il sera remplacé par le président (PS) de l'Assemblée nationale Claude Bartolone. Arnaud Montebourg interviendra cependant lors du journal télévisé de 20 heures de TF1 samedi soir.

"Absurde de discréditer son ministre"

"Absurde de discréditer son ministre", a pesté sur le réseau social Twitter la sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann. "Montebourg désavoué par Ayrault", a réagi par le même biais l'ancienne ministre UMP Nadine Morano. Mais "le rôle de Montebourg, c'est de faire du bruit utile pour les négociations", analyse Eddy Fougier, chercheur associé au CNRS spécialiste de la gauche.

Une idée partagée par un membre du gouvernement pour qui "Montebourg voulait vraiment nationaliser. Mais pas les autres. On s'en est servi comme arme dans la négociation." Il n'empêche que, sur le fond, la situation de Montebourg, qui évolue sur l'aile gauche du Parti socialiste, devient plus inconfortable dans un gouvernement qui revendique une "révolution copernicienne" dans son rapport aux entreprises, et qui considère peut-être la nationalisation comme une vieille lune.

Nationalisation, outil dédiabolisé

"On n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie", déclarait la semaine dernière le ministre du Travail Michel Sapin. Nationaliser était "juridiquement hasardeux" et "économiquement instable", assure-t-on à Matignon, même si, à l'Élysée, on estime que "la leçon, c'est aussi que la nationalisation est un outil dédiabolisé". "Le gouvernement a fait le choix du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. Il s'agit d'une priorité nationale", a rappelé vendredi soir Jean-Marc Ayrault, en référence aux mesures de relance de la compétitivité adoptées jusqu'ici, notamment le crédit d'impôt sur le coût du travail octroyé aux entreprises, critiqué par la gauche de la gauche.

"Qu'il y ait des tensions [...], c'est évident", selon Eddy Fougier, pour qui "sur le fond", Arnaud Montebourg n'est pas compatible avec la révolution copernicienne du PS. "En même temps, il y a des déséquilibres internes [...] et Montebourg a un rôle pour que le parti ne penche pas trop à droite", selon lui. Le PS a largement critiqué Nicolas Sarkozy sur le dossier Gandrange, une aciérie d'ArcelorMittal que le président n'avait pas maintenue à flot en dépit de ses engagements. Pour Eddy Fougier, "le Florange de Montebourg peut être le Gandrange de Sarkozy".

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 15:07
                    L'appel de M. Copé à descendre "dans la rue" sort des limites du débat républicain

En menaçant d’en appeler à la rue contre l’exécutif et les réformes de la majorité, le Secrétaire Général de l’UMP sort des limites du débat démocratique et républicain.

Le pays réel, que M. Copé prétend opposer au gouvernement de la France, a voté démocratiquement pour un changement de politique le 6 mai en élisant un nouveau Président de la République et le 17 juin en élisant une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale.

La soif de revanche de la droite ne connaît aucune limite et l'appel à la rue du principal dirigeant de l’opposition relève d’une surenchère dangereuse, irresponsable et indigne d’un républicain.

M.Copé avait déjà annoncé qu'il n'appliquerait pas la loi républicaine, notamment sur le mariage pour tous. Il brandit maintenant la menace de la rue contre la politique choisit par les Français.

Distancé dans le congrès UMP, il formule des propositions de plus en plus radicales, directement inspirées de l'agressivité politique de l'extrême-droite.

Je condamne cette radicalisation du discours de M.Copé. Je lui demande de respecter nos institutions démocratiques, et surtout de respecter les réformes issues de la volonté des Français exprimée le 6 mai.

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 09:21

 

 

17 mai: Publication du décret sur la baisse des salaires des ministres.

30 mai: Annonce de la revalorisation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire.

6 juin: Présentation en Conseil des ministres du décret sur les retraites.

8 juin: Abrogation de la circulaire du 31 mai 2011 sur les étudiants étrangers.

28-29 juin : Adoption par les chefs d’États et de gouvernement des 27 du Pacte européen pour la croissance et l’emploi.

28-29 juin : Adoption de la déclaration de la Zone euro mettant en place des mesures de court et moyen terme pour répondre à la crise.

1er juillet : Coup de pouce au SMIC.

3 juillet : Déclaration de politique générale.

4 juillet : Lancement de la concertation pour la refondation de l’école de la République.

4 juillet : Cérémonie de transition de la province de Kapisa, officialisant le transfert de la responsabilité de la province aux autorités afghanes, et début du retrait des troupes françaises combattantes, qui doit s’achever à la fin de l’année 2012.

4 juillet : Présentation du projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2012 en Conseil des ministres.

9-10 juillet : Grande conférence sociale.

18 juillet : Lancement de la mission de Pierre Lescure sur l’acte II de l’exception culturelle.

25 juillet : Présentation du plan automobile.

25 juillet : Adoption du décret sur l'encadrement des rémunérations des dirigeants des entreprises publiques.

25 juillet : Première réunion de la Commission sur la rénovation de la vie politique.

25 juillet : Présentation en Conseil des ministres de la communication sur la lutte contre la vie chère dans les outre-mer.

26 juillet : Installation de la Commission du Livre Blanc de la défense et de la sécurité nationale, qui terminera ses travaux à la fin de l’année 2012.

31 juillet : Adoption du Projet de loi de finances rectificative.

31 juillet : Adoption de la loi sur le harcèlement sexuel.

1er août : Entrée en vigueur de l’encadrement des loyers à la relocation et au renouvellement de bail.

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 09:16

Le conseil national du 18 juillet a enregistré les 18 contributions générales pour le congrès de Toulouse ( 26, 27 et 28 octobre 2012).
 
 
En outre, plusieurs contributions thématiques ont également été déposées.
 
 
 
 
 
 




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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 14:03

Pour la plupart des éditorialistes ce jeudi, le seul débat entre les deux candidats avant le second tour ne devrait pas changer fondamentalement le rapport de force avant le second tour de dimanche, le favori des sondages François Hollande ayant de plus «marqué des points» quant à sa stature présidentielle.

Dans L'Est Républicain, Rémi Godeau estime ainsi que «ce rendez-vous qualifié de crucial, ne devrait pas provoquer de séisme électoral». Philippe Waucampt du Républicain Lorrain, a assisté à «un beau combat qui ne modifiera pas vraiment le rapport des forces dimanche», et note que «François Hollande, dans le comportement et l'attitude, a été le plus présidentiel des deux, jouant en quelque sorte le coucou du nid sarkozien».

Hollande a «marqué des points»

François Hollande «avait pour objet de montrer qu'il était capable d'avoir une stature présidentielle ; il a sur ce terrain marqué des points», affirme Patrick Pépin dans Nord Eclair. Nicolas Demorand de Libération fait partie de ceux estimant que «la dynamique propre du débat aura permis d'éviter la juxtaposition des langues de bois, le choc des slogans creux. Et, à ce jeu-là, François Hollande a marqué bien des points».

Si le débat ne change rien, Daniel Ruiz, de La Montagne, pense que «s'il est un point sur lequel les lignes ont sans doute bougé, c'est sur l'image d'un François Hollande "taille patron"». «Sur la forme, cela ressemblait fort à un match nul, Hollande ayant un vrai talent dialecticien. Sur le fond, c'est une autre affaire. Au total, cela ressemblait néanmoins à un dialogue de sourds ayant peu de chances de faire bouger les lignes», observe Hubert Coudurier du Télégramme.

«Deux candidats de haut niveau»

«Aucun des deux candidats ne s'est effondré et chacun est resté dans son positionnement idéologique», constate de son côté Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. Francis Brochet du Progrès a vu «un débat de crise, entre deux candidats de haut niveau». Dans Ouest-France, Michel Urvoy pense que «ce débat aura pour principal effet d'ancrer les convaincus dans leur certitude».

Certains tels Jean-Claude Souléry dans La Dépêche du Midi jugent que «François Hollande l'a emporté». «En jouant la défensive -ce qui n'est pas son fort- le candidat sortant semblait déjà sorti. On verra dimanche. Mais, hier soir, il a perdu», conclut-il.

Seul Le Figaro sous la plume de Paul-Henri du Limbert croit encore la victoire du candidat-président: «Tous les dirigeants qui, en Europe, depuis 2008, ont dû affronter un scrutin majeur se sont retrouvés dans cette position. Et tous ont perdu. Mais ils n'avaient pas face à eux François Hollande, son langage daté et sa gauche disparate.» François Martin du Midi Libre sait comment «les Français, sans doute confortés dans leurs convictions, trancheront à leur manière le débat»: «Dimanche. Dans les urnes.»

© 2012 AFP
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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:56

Un monde d'avance

                                                                                                                                      

Les résultats du premier tour de dimanche dernier expriment à la fois la volonté nette des Français de se débarrasser de Nicolas Sarkozy et une demande forte de protection face à la crise. La volonté de se débarrasser du sortant est manifeste. Il s’agit d’un vote large : jeunes, classes populaires et classes moyennes, qui porte Hollande très haut dès le premier tour.

Ce premier tour montre également que le bulletin de vote socialiste est toujours l’outil préféré des Français pour exprimer leur rejet des politiques libérales. Le score particulièrement élevé de François Hollande, notamment dans les quartiers populaires, le montre. La campagne de François Hollande s’est articulée autour de plusieurs thèmes mais les deux propositions les plus fortes et les plus reprises ont été les 60 000 postes dans l’éducation et les 75% d’imposition pour les très riches. Contrairement à 2002 ou 2007, la gauche a réussi à focaliser en partie le débat sur ses thèmes. Le Front National : résultat de 5 ans de Sarkozy Le score élevé de Marine Le Pen peut inquiéter à plus d’un titre. Il montre en tous cas les dégâts causés par 10 ans de droite au pouvoir et de matraquage libéral sur le thème « il n’y a qu’une seule politique possible » Le Front National a fait campagne sur le rejet des « élites » politiques, sur le rejet de la construction européenne et des étrangers. La gauche aura, quand elle reviendra au pouvoir, une responsabilité majeure : il nous faudra agir tant sur les situations sociales que sur les consciences pour faire reculer à la fois la résignation face à l’action politique et la xénophobie. Réussir l’expérience de gauche Il faut entendre « la colère sociale » quelle que soit l’expression électorale qu’elle choisit. Il faut aussi lui offrir un débouché politique. Et ce débouché, c’est d’abord la victoire de François Hollande et surtout, la réussite de l’expérience de gauche. Notre courant fait le pari que François Hollande pourra ouvrir un cycle d’alternative en Europe qui refuse la logique d’austérité et d’affaiblissement de la puissance publique du traité Sarkozy-Merkel. En étant force de propositions à l’échelle européenne avec des mesures de protection, de régulation, de croissance, la gauche française pourrait impulser ainsi un combat victorieux contre les forces libérales et conservatrices européennes. L’expérience de gauche doit permettre de reprendre la marche du progrès, basé sur la justice sociale, la redistribution, le renforcement de l’intervention publique. Notre responsabilité : changer la vie François Hollande a une double responsabilité dorénavant : gagner et ne pas décevoir. Les résultats du premier tour l’engagent doublement : d’une part à gagner, le plus largement possible, le 6 mai prochain afin de mettre un terme à la politique désastreuse d’austérité et de casse sociale de Sarkozy depuis 2007 ; d’autre part à démontrer qu’une autre politique est possible par le protectionnisme européen, par la redistribution, par la croissance et aussi par un retour du politique qui soit à la fois efficient, juste et éthique. Les oppositions seront nombreuses. Elles se manifesteront dès le 7 mai en cas de victoire de la gauche. Au niveau européen comme en France. Elles viendront de la droite pour la plupart. Nous entendrons peut-être aussi dans notre propre camp des voix appelant à renoncer au progrès sous prétexte d’un contexte économique difficile. Il nous faudra, avec François Hollande, résister. Nous aurons des appuis : le vote des Français à l’élection présidentielle et la mobilisation sociale en feront partie. Une des conditions de la réussite de la gauche est son unité. Nous ne pourrons réussir si une partie de la gauche parie sur le fait que nous serions incapable de transformer la société. Nous devrons en permanence travailler au rassemblement de notre camp politique. Le rôle de notre courant sera déterminant : il nous faudra produire, convaincre et être organisé. Avec comme seul objectif la réussite l’expérience de gauche, c’est à dire, la capacité des socialistes à transformer le réel vers la justice sociale, l’émancipation des salariés et l’égalité.

 

 

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 14:50

 

 

PAR Marie-Noëlle Lienemann -

Ce qui se cache derrière la pseudo "libération" des terrains de l’Etat proposée par Nicolas Sarkozy

Derrière l’annonce faite par le Président de la République de libérer d’ici 2016 les terrains d’Etat pour la construction de logements se cache en réalité la volonté de vendre vite et au prix maximum ces derniers. Cette décision est motivée par la volonté de faire croire au comblement du déficit budgétaire, et ce au détriment de la production de logement à prix abordables.

Les Échos de ce jour (31/01/2011) donnent plus de précisions quant à la pseudo "libération" des terrains de l’Etat pour la construction de logement. Cette vente se fera au profit de promoteurs privés au prix du marché !

Cela veut dire que l’essentiel des logements réalisés - et il va falloir attendre un certain temps- le seront à prix élevé. La rapidité de la vente annoncée est plus que suspecte et montre bien qu’en réalité, l’essentiel est de trouver des recettes budgétaires conséquentes. Car la mise en vente s’effectue juste avant qu’un retournement de cycle possible des prix du foncier et de l’immobilier s’engage. En fait, les véritables intentions du gouvernement sont de remplir au maximum les caisses de l’Etat au détriment de la production de logements coût abordable et répondant aux besoins majoritaires des français.

De surcroit le gouvernement, comme le président de la République, ne signale aucune priorité en direction du logement social, en locatif ou en accession. Pourtant, la crise du logement concerne d’abord et massivement des demandeurs de logements à prix ou loyers modérés. La droite persévère en favorisant les couches aisées, le profit des promoteurs et en négligeant la majorité de la population.

En revanche, la solution préconisée par François Hollande est nettement plus ambitieuse, juste et efficace. La mise à disposition gratuite des terrains de l’État qui sont disponibles aux collectivités territoriales, répond aux besoins du pays en permettant à ces dernières de construire de nouveaux logements

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 13:15

François Hollande à Brest le 30 janvier  a 18h00

au Parc des expositions de la Penfeld

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 Dans le cadre de la campagne présidentielle, François Hollande, candidat du Parti Socialiste et des Radicaux de gauche se rendra à l'Ile Longue afin d'échanger sur la question de la défense.

Il sera, le soir à 18h00, au Parc de Penfeld pour un meeting.

Venez nombreux.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 11:22

5848116470_e9bbe6a9f2.jpgCinq cent milliards d'euros, c'est la facture du bilan Sarkozy. Emmanuel Lévy et Mélanie Delattre, respectivement journalistes à Marianne et au Point, ont évalué dans leur livre « Un quinquennat à 500 milliards » le vrai coût du quinquennat sarkozyste. En distinguant ce qui relève de la crise économique des tribulations du président ? Extraits.

 

La triple A est perdu ? Et alors ? Perte du AAA : 2/3 de Sarkozy, 1/3 de crise Les élections étudiantes repoussées pour casser l'ambiance anti-Sarkozy Pour mesurer quelle est la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans la dégradation de la situation financière de la France, il faut regarder d’un peu plus près les composantes du déficit. Il est en effet nécessaire, comme pour le bon et le mauvais cholestérol, de distinguer le déficit conjoncturel, passager, du déficit structurel, difficile à éradiquer.

En période de crise, les entreprises, comme les ménages, voient leurs rentrées d’argent baisser, ce qui a pour conséquence de réduire le montant de leurs revenus et donc de priver l’État d’une partie des recettes attendues. Le déficit plonge, mais ce n’est que transitoire.

À l’inverse, le déficit structurel est, lui, récurrent. Indépendamment de la situation économique, les dépenses sont supérieures aux recettes, mécanique infernale creusant chaque année un peu plus le trou à combler dans les comptes du pays.

Interview : la crise n’a coûté que 109 milliards

Qu’en est-il pour la France ? Fin 2006, le déficit structurel était estimé par la Cour des comptes à 3,2 % (1). Depuis, il n’a cessé de s’accroître pour culminer à 5,8 % en 2009. La couche de mauvaise graisse accumulée au fil des décennies passées, loin de s’être affinée sous le quinquennat Sarkozy, s’est au contraire considérablement épaissie… Explication de François Écalle, professeur à l’université Paris-I et spécialiste des finances publiques (2) :

« Pour réduire le déficit structurel, il faut soit réduire les dépenses, comme le prône en général la droite, soit augmenter les impôts, comme tend à le faire la gauche. Le problème, c’est que Sarkozy n’a fait ni l’un ni l’autre jusqu’en 2010, aggravant le problème. Car l’impact de ce mauvais déficit sur la dette est immédiat : le budget dont a hérité Nicolas Sarkozy, à l’instar d’une voiture mal réglée qui consommerait 3,2 litres de trop aux100 kilomètres, grille 3,2 points de PIB (3) par an, qui s’ajoutent à la dette existante. Or, comme l’a montré François Écalle, le chef de l’État n’a pas soulevé le capot pour régler la machine : au bout de cinq ans, ce sont donc 370 milliards de dettes nouvelles qui se sont accumulées. Et en plus de n’avoir pas réglé le carburateur, le nouveau président a appuyé sur le champignon. Des choix politiques qui ont creusé le trou laissé par ses prédécesseurs de 153 milliards d’euros. Avec la crise de 2008, l’automobile, déjà fortement lestée, a dû affronter une terrible montée, elle aussi gourmande en carburant : encore 109 milliards de dette supplémentaire, à mettre cette fois sur le compte de la conjoncture. On le voit, sur les 632 milliards d’accroissement total de la dette – passée en cinq ans de 1 150 milliards d’euros à 1 780 –, la crise n’a compté que pour 109 milliards. Le reste est le fruit d’une mauvaise gestion du passé qui n’a pas été corrigée (370 milliards d’euros) et de décisions prises pendant le quinquennat qui ont considérablement puisé dans les ressources de l’État (153 milliards d’euros), soit au total un peu plus de 520 milliards d’euros. Le prix du mandat Sarkozy. »

 

   source        Emmanuel Lévy - Marianne | Dimanche 15 Janvier 2012 

 

(1) 3,2 % pour la Cour des comptes et la Commission européenne.

(2) Rapport de la Cour des comptes, « Situation et perspectives des finances publiques », juin 2011.

(3) Chiffre : Commission européenne et Cour des comptes, quand Bercy retient seulement 2,4 %.

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