Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 13:56

Un monde d'avance

                                                                                                                                      

Les résultats du premier tour de dimanche dernier expriment à la fois la volonté nette des Français de se débarrasser de Nicolas Sarkozy et une demande forte de protection face à la crise. La volonté de se débarrasser du sortant est manifeste. Il s’agit d’un vote large : jeunes, classes populaires et classes moyennes, qui porte Hollande très haut dès le premier tour.

Ce premier tour montre également que le bulletin de vote socialiste est toujours l’outil préféré des Français pour exprimer leur rejet des politiques libérales. Le score particulièrement élevé de François Hollande, notamment dans les quartiers populaires, le montre. La campagne de François Hollande s’est articulée autour de plusieurs thèmes mais les deux propositions les plus fortes et les plus reprises ont été les 60 000 postes dans l’éducation et les 75% d’imposition pour les très riches. Contrairement à 2002 ou 2007, la gauche a réussi à focaliser en partie le débat sur ses thèmes. Le Front National : résultat de 5 ans de Sarkozy Le score élevé de Marine Le Pen peut inquiéter à plus d’un titre. Il montre en tous cas les dégâts causés par 10 ans de droite au pouvoir et de matraquage libéral sur le thème « il n’y a qu’une seule politique possible » Le Front National a fait campagne sur le rejet des « élites » politiques, sur le rejet de la construction européenne et des étrangers. La gauche aura, quand elle reviendra au pouvoir, une responsabilité majeure : il nous faudra agir tant sur les situations sociales que sur les consciences pour faire reculer à la fois la résignation face à l’action politique et la xénophobie. Réussir l’expérience de gauche Il faut entendre « la colère sociale » quelle que soit l’expression électorale qu’elle choisit. Il faut aussi lui offrir un débouché politique. Et ce débouché, c’est d’abord la victoire de François Hollande et surtout, la réussite de l’expérience de gauche. Notre courant fait le pari que François Hollande pourra ouvrir un cycle d’alternative en Europe qui refuse la logique d’austérité et d’affaiblissement de la puissance publique du traité Sarkozy-Merkel. En étant force de propositions à l’échelle européenne avec des mesures de protection, de régulation, de croissance, la gauche française pourrait impulser ainsi un combat victorieux contre les forces libérales et conservatrices européennes. L’expérience de gauche doit permettre de reprendre la marche du progrès, basé sur la justice sociale, la redistribution, le renforcement de l’intervention publique. Notre responsabilité : changer la vie François Hollande a une double responsabilité dorénavant : gagner et ne pas décevoir. Les résultats du premier tour l’engagent doublement : d’une part à gagner, le plus largement possible, le 6 mai prochain afin de mettre un terme à la politique désastreuse d’austérité et de casse sociale de Sarkozy depuis 2007 ; d’autre part à démontrer qu’une autre politique est possible par le protectionnisme européen, par la redistribution, par la croissance et aussi par un retour du politique qui soit à la fois efficient, juste et éthique. Les oppositions seront nombreuses. Elles se manifesteront dès le 7 mai en cas de victoire de la gauche. Au niveau européen comme en France. Elles viendront de la droite pour la plupart. Nous entendrons peut-être aussi dans notre propre camp des voix appelant à renoncer au progrès sous prétexte d’un contexte économique difficile. Il nous faudra, avec François Hollande, résister. Nous aurons des appuis : le vote des Français à l’élection présidentielle et la mobilisation sociale en feront partie. Une des conditions de la réussite de la gauche est son unité. Nous ne pourrons réussir si une partie de la gauche parie sur le fait que nous serions incapable de transformer la société. Nous devrons en permanence travailler au rassemblement de notre camp politique. Le rôle de notre courant sera déterminant : il nous faudra produire, convaincre et être organisé. Avec comme seul objectif la réussite l’expérience de gauche, c’est à dire, la capacité des socialistes à transformer le réel vers la justice sociale, l’émancipation des salariés et l’égalité.

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires